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Séjour au Canada relaté semaine après semaine. Catégorie : Blog Voyage Date de création :
17.10.2007 Dernière mise à jour :
07.05.2008
De Paris à Vancouver, la science est partout. Alors forcement on lui consacre un endroit spécial, une place à part. A Paris on l'appel le parc de la Villette ou cité des sciences si mes souvenirs sont bon. Ici, à Vancouver, c'est Science World. A dénomination presque équivalente, taille différentes. La Villette à Paris est une vraie cité, énorme, grouillante, des expos de partout sur tout et n'importe quoi en rapport avec la science. A Vancouver, il n'y a guère qu'un bâtiment sur 3 étages dont le dernier est un cinéma identique à celui de la géode.
Si à Paris l'exposition est de mise, à Science World on préfère plutôt le contact, les jeux, la pratique. Beaucoup de jeux divers, de casse-tête, de puzzles ... On s'amuse en apprenant et d'ailleurs on s'amuse plus que l'on n'apprend étant donné le peu d'importance que l'on porte aux panneaux explicatifs. Cependant, emmenez-y des enfants et ils seront comblé. Comment expliqué le corps humain simplement à l'aide d'un squelette à recomposé, comment expliquer le fonctionnement de la lumière avec trois boutons représentant les couleurs primaires. Bref, on s'amuse beaucoup mais on apprend aussi encore une foi, si l'on prend le temps de lire les panneaux.
D'ailleurs de préférence, allez-y à deux, ça permet de faire passer le temps plus vite et de passer un bon moment à plusieurs. Vous pouvez même rajouter des jeux comme ; chercher le manteau perdu ou mieux encore, ou se cache la fille qui n'a pas prévenu qu'elle partait ...
Sur la photo : Anne-Charlotte une au Pair française en plein combat avec Dante sur une machine testant les réflex (on pense ...). Le pauvre Dante s'est fait écrasé au même titre que moi d'ailleurs ... Hargneuse la Anna !!!
Il me parait interessant de s'arrêter sur ce qui est ,peut-être, un des pub les plus attractifs de Vancouver. Pour présenter le Cambie de façon brève, il se trouve non loin de la station du Skytrain "Waterfront" et à quelques minutes à peine du ghetto local. Un peu oublié de tout, loin de l'animation nocturne de Granville, le Cambie est certainement le pub le moins chère de la ville.
En quelques semaines à peine, il est devenu une institution pour qui voudrait passer une soirée de rencontre en tout genre, ce qui bien sur, était notre cas ou du moins de certaines d'entre nous bien qu'à aucun moment je n'ai dit non ... Bref, probablement un des plus populaire, on y croise de tout : des punk attardés, des vieux qui viennent boire après le travaille, des étudiants, des travailleurs illégaux, des mexicains, des ukrainiens, des brésiliens, des philippins, des américains, des allemands, des français, des belges, des turcs ... De tout! Toutes nationalité mais une seule langue : l'anglais. Encore que, parfois on se prend à parler espagnol sans trop savoir comment ni pourquoi. Tout ce joyeux melting pot se retrouve dans la petite république du Cambie et fait la fête. Bizarrement et malgré l'état de certains à la fin de la soirée, pas de bagarre, pas d'électricité dans l'air, une ambiance saine de gens qui viennent ici pour passer un bon moment, échanger autour d'un verre avec des parfaits inconnus ou simplement boire pour oublier, à 10$ le pichet ... On oublie vite ...
C'est ça le Cambie, un joyeux mélange, on y parle philosophie, femmes, fesses parfois, parfois on dérive même sur le vocabulaire primaire du caca pipi prout mais on y passe toujours une bonne soirée.
Si un jour, vous passez par Vancouver, demander l'adresse du Cambie et venez gouter à l'ambiance particulière du pub le moins huppé de la ville.
Ces derniers semaines ont été particulières. Des mauvaises nouvelles, loin de l'endroit ou tout se jouait. A près de 9000 km de Paris, c'est un peu dur de réaliser. Non pas que je n'en avais rien à faire mais parfois, avoir la personne en face de soit, ça vous donne une bonne claque. Elle m'a manqué cette claque. Au bien sur, au final on finit bien par se la prendre en pleine figure, mais plus tard, quand enfin on réalise ce qu'il vient de se passer et bien d'autre choses en plus. Les amis, la famille, c'est en quelque sorte la distance qui nous rapproche. On ouvre les yeux petit à petit.
Au début on est ébloui, on préfèrerait fermer ses paupières et rester dans cette obscurité si confortable dans laquelle on s'est laissé enfermé. Et puis le temps passe et il faut se rendre à la douloureuse évidence que le passé est une chose sur laquelle il en faut pas se reposer mais plutôt un tremplin pour mieux sauter vers l'avenir.
Oui c'est facile. A 9000 km de Paris, sortir toutes ses belles phrases, ça fait beau sur le papier mais quelle valeur va prendre chacun de ces mots dans le futur qui sera le miens? Des guirlandes qu'on met pour noël pour décorer le sapin ou une nouvelle façon d'envisager sa façon d'être? J'avoue honnêtement ne pas savoir moi même. Si ce travaille nécessaire à déjà commencer il n'en sera pas moins long et difficile. C'est dur de changer. C'est possible bien sur mais quand on vit depuis des années dans l'obscurité, comment peut on imaginer que le monde extérieur, celui de la lumière est peuplé de corps qui ne sont pas que des ombres projetées sur un mur. Que la réalité n'est pas celle qu'on s'imagine mais qu'elle est différente.
Ce travaille a commencé. Parce qu'un jour, deux personnes m'ont mise devant cette réalité que je refusait d'admettre telle qu'elle était vraiment. Ces deux personnes étaient certainement les seuls à pouvoir le faire et elles l'ont fait comme il fallait, sans détour, sans complaisance. A ces gens je dis merci et à une en particulier que cette amitié est totalement réciproque et que 9000 km ne suffisent pas à l'atténuer ou la faire disparaitre. Bonne chance à vous deux, les prochaines semaines seront longues et éprouvante mais je sais que la doublette que vous formez est à même de venir à bout des plus grosses tristesse.
Je suis ce que je suis, certaines choses ne changeront peut-être pas, d'autre à peine, on ne peut pas changer complètement les gens, ce qu'ils sont, ce qu'ils pensent. C'est un des enseignement que j'ai tiré de ce séjour : on ne change pas une famille, une maison, on pointe du doigt, on s'insurge, on voudrait tout faire exploser et puis en y réfléchissant, 6 mois c'est court alors, mieux vaut juste donner son avis, ni plus ni moins.
11h30, il se fait tard et demain on se lève tôt. Tout ce petit monde que j'ai quitté il y a presque trois mois commence à me manquer ... Il était temps ;) .
Voila avec deux bonnes semaines de retard, j'écris le petit compte rendu sur Victoria. Ce sera bref pour une fois donc aucun excuse de décrochage.
Nous avons donc pris le ferry de Vancouver vers Victoria. Voyage matinale avec pour compagnon le soleil qui s'est levé en même temps que nous. Malgré le temps maussade, nous avons profité samedi de l'absence de la pluie pour prendre nos marques dans la ville. Ce qui frappe au premier abord c'est l'atmosphère. Si Vancouver est une ville reposante, alors Victoria est l'endroit ou l'on devrait envoyer tous les dépressifs plutôt que de leur prescrire du Prozac ... C'est incroyablement tranquille. Pas de stress, les gens sont cool, surtout les serveurs au Mac Do, un reste de flegme britannique peut-être. En tout cas une très forte impression. La ville en elle-même, ou plutôt le centre ville puisque nous nous sommes limité à cette portion de la capitale de Colombie Britannique, est empreinte du colonialisme britannique avec une architecture victorienne (encore que ma culture en terme d'architecture soit limitée ... donc sous réserve) présente sur bon nombre de bâtisses. Samedi fut donc réservé à la promenade et à la recherche d'un lit. une fois cela fait, nous avons regagné nos quartiers, dégustant au passage d'excellentes pâtes qui ont fait coulé beaucoup d'encre à moi qu'il s'agisse d'un autre liquide.
Le lendemain, ce sont les visites qui ont primées : Le musée miniature retraçant l'histoire du Canada ainsi que l'histoire mondiale (les différentes guerres mondiales en particulier ainsi que les guerres de sécession et d'indépendance aux USA ainsi qu'une visite de Londres et de l'univers des contes de fée et de roman bien connus. Puis nous avons terminé par le BC Royal museum, après avoir vainement cherché le palais de la reine Victoria, musée d'histoire naturelle sur la faune et la flore locale ainsi que l'histoire des hommes dans cette province.
Nous sommes finalement rentré le soir, un peu fatigué par l'avant dernier ferry mais ça on s'en fiche un peu.
Voila pour Victoria, on y retournera peut être à la belle saison pour profiter encore plus de cette atmosphère incomparable.
Nous sommes donc entrés dans l'année du rat selon le calendrier chinois. Bon à part que les rats serons à la fête, je ne peux pas tellement dire ce qui attend les autres donc vous verrez bien!
Pour la parade ce fut une petite déception, qui m'a personnellement couté 10$ qui se sont vaporisés ... Nous sommes arrivés à la fin, il pleuvait et on a pas vu grand chose, bref, peu mieux faire! Voila donc quelques photos de cette parade et de quelques animations en relation avec l'évènement.
La visite de Stanley Park s'est définitivement close sur une marche de 4 heures entre terre et mer. C'est sur la côte que nous avons peu admirer le soleil couchant, donnant au ciel une teinte rose fluo venue d'ailleurs.
Mais nos efforts ont bien vite étaient récompensés par une bon hamburger ... Ben oui, on est pas au Canada pour rien !!!
Leçon numéro 18 : Sur les pistes olympiques tu skieras
Il fallait bien qu'on le fasse un jour et ce jour est enfin arrivé! Après une réservation haute en couleur nous nous sommes rendus samedi 8 mars à Canada place aux aurores pour un week-end dans se qui sera la station des JO d'hiver de 2010.
C'est après deux bonnes heures de routes que nous avons enfin découvert Whistler, son village, son golf enneigé et surtout ses pistes de ski. Le village en lui même n'a rien à voir avec les chalets alpins, cependant il est indéniable qu'il possède un certain charme. Pas de grandes tours en béton pour défigurer le paysage, beaucoup d'hôtel chalet certains moches mais bon les gouts et les couleurs ... Bref un "centre ville" très sympa qui fait penser à un petit village de montagne. Nous avons donc fais le tour du fillage puis une ballade de 8km autour du golf enneigé. Ce n'est que vers 5 heures que la première vraie surprise est arrivée.
Nous avons payé le week-end 170$ et sur le moment on s'est un peu senti floué mais c'était sans compter sur le Tantalus Lodge. A défaut d'une simple chambre, ce sont 2 pièces pour dormir qui étaient à notre disposition, ajoutez à cela une cuisine, un salon salle à manger pas ridicule du tout et deux salles de bain et vous avez une idée de l'appartement dans lequel nous avons dormis. Bref, nous avons enfin compris pourquoi le prix était si conséquent. Un petit tour au SPA le soir afin de profiter des joies d'un jacouzi dans le froid de la montagne et au dodo car le meilleur restait à venir.
Ce n'est donc que Dimanche que nous avons pu profiter du domaine skiable. Il s'étend sur 3 montagnes et comme on nous l'avait dit il est très grand. Dans les sapins la plupart du temps , peu de tire-fesses beaucoup de télésièges et quelques œufs. Pas de pistes rouges mais des vertes, bleus et noirs ainsi que des formes géométrique pour indiquer la difficulté de chaque piste sachant que le code couleur est identique à celui employé en France. Nous nous sommes donc lancé dans le bain et première constatation ; le ski c'est comme le vélo ça ne s'oublie pas. Bon il faut retrouver la technique mais on arrive à rester debout (sauf quand on déchausse et que le ski dévale la piste ...). Nous avons skié de 8h45 à 3h (plus court pour d'autres) avec une seule pause et des cuisses complètement cuites à la fin et d'une façon générale on en a tous bavé, c'est ça de ne pas faire de sport durant la semaine ! Et puis nous sommes rentrés, la fatigue c'est faite sentir très vite, résultat de courtes nuits de sommeille mais le principal n'était pas la : nous étions enfin aller skier à Whistler !
Aujourd'hui jeudi c'est soirée Lost. Tous les jeudi j'ai droit à mon petit épisode de Lost tout nouveau tout frais. Enfin c'est ce que je croyais ... Bref, nous dinons dans le calme et la sérénité habituelle qui habite cette maison, vient ensuite une petite période de battement généralement propice à l'apaisement des tensions et au retour au calme précédent la mise au lit. Evidemment, ce n'est pas le cas ici : la fille du dessous monte et en 30 min elle énerve Christiano et Dante et s'en va comme elle est venue sans dire bonjour ni au revoir. Je me pose sur le canapé regarde le match de Hockey et la Christiano me demande avec insistance quand le match se termine ... Aie mauvaise nouvelle en perspective. Je lui répond donc pas tout de suite , quelques minutes passent et le revoila l'air triomphant qui me lance un : on va regarder un film ...
Quelques précisions intéressante : il est 9h (du soir bien sur), les gamins sont crevés et surexcités et en prime il vont regarder un film violent et pas spécialement apaisant. Merci au père donc qui a eu la bonne idée quand même de questionner son fils avant de mettre le DVD : Qu'est-ce que tu veux faire Christiano? Regarder un film ou pas? ...
Bref, Christiano arrive et commence à se pavaner devant moi : "on va regarder un film, on va regarder un film" ... Je le regarde, bouillonnant et retenant ma main et mes pieds et le lui lance dans la langue de mon père : "JE suis à deux doigts de te péter la gueule" ce qui a donner en traduction " je vais te botter les fesses" ...
La morale c'est que non seulement j'ai manqué mon épisode hebdomadaire mais surtout que je n'ai pas du tout progresser en anglais et que si je rentre en France c'est après avoir demander l'extradition ...
Vendredi je me suis dit que j'allais écrire sur le blog le résumé de cette semaine si riche en rebondissement. Finalement je me suis rendu compte que le dernier récit reflétait parfaitement ce qu'on été les 7 derniers jours. Une petite mise à jour s'impose cependant.
Hier en début d'après-midi je reçoit un coup de fil du père m'annonçant que Christiano avait des problèmes à l'école et que sa mère allait le récupérer plus tôt que prévu (c'est sa semaine). Je raccroche en me disant qu'après la fatigue cumulée ces derniers jours il avait juste du avoir un mot de travers. A défaut d'un mot de travers c'est un poing qu'il n'a pas su retenir. Il a tout simplement mis une droite à un de ses camarades le faisant par la même saigner du nez. Etonné ? Choqué? Pas du tout, jeudi soir alors qu'il jouait au parc avait un de ses camarades de classe, il lui a allègrement agrippé les narines en les tirant alors que sa victime était allongée à terre et lui par dessus. Dans la semaine il a jeté des cailloux sur le bus scolaire ou encore pincé un camarade qui lui tenait la porte. Il semblerait que la liste soit encore longue. Comme le disait sa mère "Tu es fâché avec beaucoup de monde apparemment".
Depuis quelques semaines déjà Christiano ne va visiblement pas bien. Violent, vulgaire, malpoli, il accumule les écarts de conduites qui avaient comme disparus quelques semaines auparavant. Si la fatigue est un facteur aggravant, elle n'est certainement pas la cause du mal. Un père qui oublie d'être un père, une maison ou règle rime avec ennuie et Patricia's House et une attention accrue sur Dante. Je crains ne rien pouvoir faire concernant les deux premiers points. Le plus gros problème de Christiano reste encore son père et ce n'est pas lui qui le changera. Concernant le déficit d'attention j'en suis responsable. J'ai l'impression d'avoir agit comme par dépit : on ne peut plus rien faire pour Christiano alors on se rabat sur Dante, plus calme moins violent plus rigolo! Je me souviens en faite de cette semaine ou j'avais "laissé de côté" Dante au profit de son frère et ce fut de loin une des semaines les plus agréable qu'il m'ait été donné de passer avec lui. Mais voila le cercle vicieux fait que après une semaine difficile on ne veut plus faire l'effort et au lieux de traiter en profondeur on reste en surface, on prévient la mal sans le guérir. Et comme ça ne passe pas on le fait remarquer comme on peut comme le disait justement une amie.
J'espère que les semaines à venir seront plus paisibles. Si j'accepte volontiers ma part de responsabilité il en est une autre absolument intolérable. La défection parentale n'a pas d'égale ni d'équivalence avec celle d'une nounou qui partira dans 2 mois ...
I'm going up the country, babe don't you wanna go
I'm going up the country, babe don't you wanna go
I'm going to some place where I've never been before
I'm going, I'm going where the water tastes like wine
Well I'm going where the water tastes like wine
We can jump in the water, stay drunk all the time
I'm gonna leave this city, got to get away
I'm gonna leave this city, got to get away
All this fussing and fighting, man, you know I sure can't stay
Now baby, pack your leaving trunk, you know we've got to leavetoday
Just exactly where we're going I cannot say,
but We might even leave the USA
'Cause there's a brand new game that I want to play
No use of you running, or screaming and crying
'Cause you've got a home as long as I've got mine